Votre planification patrimoniale : avec ou sans philanthropie ?

publié le 21/01/2026

Label(s) :  fiscalité, droits de succession

Quelle place pour la générosité… dans une planification patrimoniale cohérente ?

Depuis plusieurs mois, les signaux envoyés par la fiscalité belge interrogent.

Réduction de l’avantage fiscal sur les libéralités,
augmentation de la taxe sur le patrimoine des fondations et ASBL,
annonce d’une future taxation des plus-values.

Pris isolément, chaque ajustement peut se défendre.
Pris ensemble, ils posent une vraie question de lisibilité et de cohérence.

La fiscalité n’est pas neutre.

Elle influence les comportements, oriente les choix, structure les stratégies patrimoniales.

Or, en matière de planification successorale, une chose est essentielle :
la stabilité dans le temps.

De nombreuses familles intègrent aujourd’hui la philanthropie dans leur réflexion globale :

✔️ transmission du patrimoine ;

✔️ continuité des valeurs ;

✔️ impact sociétal au-delà des générations.

Ce n’est ni de l’optimisation agressive, ni une recherche de privilèges.
C’est une vision à long terme.

Le paradoxe est là :
alors que le secteur philanthropique belge est dynamique et en croissance,
le cadre fiscal devient plus incertain, moins prévisible, parfois même dissuasif.

La question n’est pas de réclamer un régime d’exception.
Elle est de savoir si notre société souhaite encourager, ou décourager, une solidarité organisée, structurée et durable, intégrée intelligemment dans les patrimoines.

Comme le rappelle régulièrement la FBFP - Fédération Belge des Fondations Philanthropiques, la philanthropie repose sur trois piliers :
confiance, stabilité, vision à long terme.

Des piliers que tout cadre fiscal devrait renforcer et non fragiliser.

En tant que conseillers, notre rôle est aussi d’ouvrir ce débat.
Parce que planifier une succession, ce n’est pas seulement transmettre des actifs.
C’est aussi transmettre du sens.